Bienvenue sur le blog de François Fuchs

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François Fuchs

Retour sur les activités d'Eval-Opti

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Comment Eval-Opti, dont l'activité a cessé en juillet 2016, m'a aidé à approfondir les différentes tensions et réconciliations entre objectifs économiques et enjeux écologiques

 Retour en quelques lignes sur 6 ans de double activité

bandeau bilan

 

2010-2011

Au sein d'ACEASCOP Châtellerault

  • Formation à l'outil UMBERTO pour l'Analyse de Cycle de Vie (ACV) des produits,
  • Intervention du 16/03/10 devant la Commission Environnement de Coop de France sur l'approche Parméeli et l'ACV des produits laitiers,
  • Animation de la réunion de travail des partenaires de Parméeli sur l'évaluation des impacts environnementaux de la production laitière, le 02/04/2010 à Poitiers,

BilanParmeeli 2avril2010

  • Etude pour l'ISARA de Lyon sur le thème Quel "nouveau regard" sur l'efficacité énergétique des systèmes et des chaînes de valeur de l'agriculture biologique ?
  • Intervention du 24/11/10 lors de la journée GRIGNON ENERGIE POSITIVE sur le thème de l'éco-innovation dans les filières laitières.

 

2011-2016

Entreprise Individuelle Eval-Opti N° SIRET : 532 688 322 00017

logoevalopti

  • Pour la Région Midi-Pyrénées et la Confédération paysanne de la Lozère : étude sur les possibilités de relancer la production de spécialités fromagères au Malzieu (48) suite à la fermeture de l'atelier 3A,
  • Construction de partenariats et conception d'offres de services :

- Analyse de l'influence des filières sur l'évolution des pratiques agricoles en vue de limiter l'impact de l'agriculture sur l'environnement (Ademe),

- Agriculture, Sylviculture et Facteur 4 (Ademe),

- Impact environnemental du produit viande (Coop de France Bétail et Viande),

- ACV "durable" pour les agro-ressources (Pôle de compétitivité Industries et Agroressources de Picardie),

- Revue critique de l'étude Bio-IS "ACV du biométhane produit par méthanisation de cultures énergétiques" (Ademe).

 

  • Appui à l'accompagnement de la démarche environnementale et "circuit court" de l'entreprise Pollen (alimentation animale),
  • Mission SODIAAL : réalisation de diagnostics énergétiques dans des exploitations agricoles dans le cadre du Plan de Performance Energétique (PPE),
  • Participation à de nombreux événements sur les questions d'évaluation environnementale, d'économie verte, d'écologie industrielle, de lutte contre le changement climatique,
  • Création de la plate forme web sources-alimentaires.link et publication d'articles sur la transition écologique (Belle transition !).

 

 Et enfin, en juin 2016 :

  • Etude de faisabilité d'une nouvelle activité d'écopâturage dans le Poitou (valorisation de la biomasse et restauration de milieux).

 

François Fuchs

Lait et viande toujours mis en cause pour les émissions de méthane de l'élevage

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couv doc livestockslongshadowLe méthane compte toujours parmi les principales préoccupations pour essayer de contenir le changement climatique

 

La dépendance de notre régime alimentaire vis-à-vis des fermentations entériques des bovins indispensables pour la production de lait et de viande de ruminants soulève une question encore vertigineuse aujourd'hui : doit-on apprendre à se passer progressivement des services considérables rendus par les activités d'élevage ?

L'actualisation récente de la comptabilité des émissions de méthane montre une tendance nette à l'augmentation de la concentration de ce gaz dans l'atmosphère, avec des explications mais aussi une part d'inconnu, à savoir la contribution des sols et des zones humides.

Lien vers la page du Global Methane Budget : GMB
Lien vers le document en version .pdf : document GMB

  regional methane sources

Ressource dans la presse :

l'article de Coralie Schaub dans Libération du lundi 12 décembre 2016 (rubrique France p. 18), intitulé "Méthane dans l'atmosphère : le bétail qui change tout". 

François Fuchs

Pour le climat, la recherche des émissions en moins

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flickr nasa climateLa COP22, un temps de concrétisation des engagements pris ?

Aussi fructueuse soit-elle, une étape de planification - comme celle de la COP22 -  d'une mise en œuvre à grande échelle de solutions pour limiter les émissions de GES des activités humaines dans les années qui viennent pourrait ne pas être complètement rassurante... De la même façon, c'est une tâche ardue d'estimer la portée réelle de toutes les initiatives de terrain, plus ou moins localisées, plus ou moins généralisées, voulant de bonne foi apporter leur contribution pour améliorer le bilan carbone de la France. Les dynamiques partant "du haut" pour fixer des objectifs par pays, et celles portées par des acteurs de terrain pour prendre de l'ampleur et essaimer, se rejoignent sans doute à un moment donné pour une accélération de tous les processus…

Pour celles et ceux qui comme moi sont à la recherche du tableau de bord affichant l'estimation globale du niveau des émissions de GES "actions d'atténuation comprises", je crains d'avoir une mauvaise nouvelle : au moment où des états annonceront des diminutions de leurs rejets grâce à telle ou telle action d'atténuation, il faudra une double comptabilité – extrêmement difficile à mettre en place et à défendre – issue d'un organisme de contrôle indépendant, capable de mettre en parallèle ce qui a été "émis en moins" d'un côté, et "émis en plus" de l'autre… dans le même temps.

Toutes les bonnes volontés et tous les lanceurs d'alerte climatiques ne suffiront pas : nous avons besoin d'une revue critique indépendante à l'échelle internationale sur le bilan des réductions et des augmentations d'émissions !

Et le GIEC dans tout ça ? Cela ne fait-il pas partie de ses attributions ? N'est-il pas en mesure de faire la comptabilité des émissions de GES en moins et de les replacer dans le contexte d'un bilan carbone mondial actualisé ?

C'est ce que nous devrons chercher à vérifier aussitôt la COP22 terminée.

 

François Fuchs

Une planète de moins en moins vivante et des causes connues

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Un éclairage apporté d'abord par une analyse quantitative, puis par des éléments de compréhension des effets des activités humaines sur la biodiversité

Rapport Planète vivante 2016     

Pour Marco Lambertini, Directeur général du WWF-International, "Les preuves n’ont jamais été aussi probantes, notre prise de conscience n’a jamais été aussi grande. Non seulement nous sommes pouvons mesurer l’accroissement exponentiel de la pression humaine et de la dégradation qui en découle pour les systèmes naturels, mais nous saisissons également mieux les interdépendances entre les systèmes qui sous-tendent la vie sur Terre et les limites inhérentes à notre planète".


Le rapport Planète Vivante 2016 met plus particulièrement l’accent sur l’impact de notre système alimentaire, l’un des premiers facteurs de dégradation des habitats et de surexploitation des espèces (surpêche par exemple), de pollution et d’érosion des sols. A elle-seule, l’agriculture occupe environ un tiers de la surface terrestre totale, est la cause de 80% de la déforestation mondiale et pèse pour près de 70 % de la consommation d’eau.

 

 

 François Fuchs

Vers un nouvel optimum des systèmes agricoles et alimentaires

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Pour une prise en compte des services agro-écologiques de l'agriculture

Vers une nouvelle définition de l'optimum en agriculture

 

 

Dans le Contrat Agricole Européen qu'elle proposait il y a quelques années, la SAF (Société des Agriculteurs de France) militait pour une rémunération des prestations agro-écologiques de l'agriculture, qui tiendrait compte des actions en faveur des paysages, de la biodiversité, de la qualité de l'eau, et du maintien des zones de haute valeur naturelle. Au delà de sa fonction de "couverture" des besoins alimentaires de l'Union Européenne, l'agriculture pourrait être reconnue pour sa production de services, la SAF allant jusqu'à défendre son rôle en tant que "productrice d'eau potable", avec un certain sens de la formule.
Même s'il s'agit ici de la démarche d'un "think tank" agricole à destination de la commission européenne dans le contexte de la réforme de la PAC, nous pouvons aussi y saisir une forme de retour à la compréhension de la véritable nature des activités agricoles.

 

Quels enjeux apparaissent prioritaires pour l'agriculture aujourd'hui : produire plus, consommer moins, ou comme certains - de plus en plus nombreux - le prétendent, produire plus en consommant moins ? Tout ceci aurait de la valeur si l'agriculture n'avait que sa production de denrées agricoles à assurer, mais ce n'est pas le cas ! Il manque une dimension, et la reconnaissance des services agro-écologiques est une piste d'exploration très intéressante pour commencer à combler cette lacune.

Les services environnementaux que l'agriculture fournit ne sont habituellement pas dans le champ d'observation de ceux qui attendent d'abord un renforcement de la capacité du système à exporter des denrées en quantité croissante, et nous pouvons nous réjouir de cette irruption des services dans le débat très actuel sur la productivité et l'intensification écologique.

L'optimum agricole et alimentaire était la préoccupation centrale d'Eval-Opti (activité de François Fuchs de 2011 à 2016), et repose sur le rapport entre, d'un côté, les produits et services apportés par l'agriculture, et de l'autre, les impacts économiques, sociaux et environnementaux des filières agricoles et alimentaires de l'amont à l'aval.

Mais tout ceci reste très optimiste et il faut rapidement reconnaître que l'agriculture est aussi capable de mettre en péril la qualité de l'environnement, de transformer les paysages d'une façon qui ne peut pas être jugée positive. Et nous aurions tort aussi de ne pas admettre qu'une agriculture qui se développe dans une région du monde peut indirectement mettre en danger une autre région agricole, proche ou lointaine, ou bien d'autres activités avec lesquelles elle rentre en conflit pour l'usage de l'eau, de l'espace, ou en raisons des effets secondaires des ses pratiques (ou du cycle de vie complet de ses produits) sur la qualité de l'environnement...

Qu'il s'agisse de "reconnaissance" ou de "rémunération", il y aurait ainsi comme une précaution à prendre au moment de juger du niveau d'efficacité des activités, des systèmes et des filières agricoles.

Dans leur contexte (naturel, économique et humain) les activités agricoles ne se caractériseraient-elles pas par une sorte d'optimum reposant sur trois composantes au moins ?

Cet optimum intègrerait :

  1. les volumes produits et leur qualité,
  2. les services apportés à court et long terme,
  3. le niveau de maîtrise de certains impacts directs et indirects, sur l'environnement et sur d'autres équilibres.

Et ajoutons qu'il ne faudrait pas perdre de vue la connaissance du contexte et de ses variations inter-annuelles, notamment les aléas climatiques.

L'optimisation pourrait alors avoir plusieurs sens : dans certains cas il pourrait s'agir de produire moins pour se rapprocher des potentialités réelles du contexte (l'artificialisation à coups de mécanisation et d'intrants générant des impacts), et dans d'autres la fourniture de services pourrait croître (à production agricole constante) au prix, pourquoi pas, d'une consommation plus grande d'espace et d'énergies renouvelables...

Le fait d'utiliser au maximum les fonctionnalités écologiques et biologiques des agro-écosystèmes consitue sans doute déjà un bon moyen d'optimiser, mais l'encadrement technique des agriculteurs a-t-il les moyens d'être convaincant sur ce terrain, et son public est-il réceptif dans le contexte économique que nous connaissons ? Oui, l'Europe a sans aucun doute un rôle déterminant à jouer en la matière.




Eval-Opti

L'approche de Sources alimentaires info pour le bilan santé-environnement de notre alimentation

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Le champ des questions environnementales est très vaste et notre choix est ici de faire un zoom sur les répercussions de nos façons de nous alimenter et de produire notre alimentation sur notre santé et celle des écosystèmes.

Cela nous semble être une question aux multiples facettes. C'est pourquoi nous allons nous concentrer tout particulièrement sur les cas de figures où :

 

  • les pratiques agricoles et alimentaires* sont les causes (avérées ou supposées) directes de problèmes de santé humaine,

Exemple : lorsqu'un emballage alimentaire contient un composé toxique susceptible de passer dans l'aliment puis dans l'organisme.

  • les pratiques agricoles et alimentaires contribuent à la dégradation des écosystèmes et au changement climatique global,

Exemple : lorsque nous importons nos fruits et légumes et qu'ils voyagent en camion.

  • les conséquences environnementales de pratiques agricoles ou alimentaires sont les causes de troubles de la santé humaine**.

Exemple : lorsque nous consommons de l'eau issue d'une nappe souterraine contaminée par des nitrates d'origine agricole.


Et de façon encore plus rapprochée, nous cernerons :

 

  • les mécanismes de transfert lorsque des pratiques agricoles et alimentaires prédisposent à la fois l'environnement et l'alimentation à avoir des effets négatifs sur la santé humaine, avec une chaîne de transmission identifiée ou non encore élucidée.

Exemple : lorsque l'on retrouve un produit phytosanitaire dans l'environnement et l'alimentation.

  • les mécanismes de cumul lorsque des pratiques agricoles et alimentaires s'additionnent pour aboutir à des effets négatifs sur la santé humaine.

Exemple : lorsque la pauvreté nutritionnelle de la farine et une technologie inappropriée de panification se cumulent.

* : les pratiques alimentaires : les technologies mises en œuvre pour la transformation des matières premières, le conditionnement, la préparation de l'alimentation.
** : il s'agit de ce que l'on appelle communément les "maladies d'environnement".

 

François Fuchs

L'analyse de cycle de vie des produits laitiers

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Suite au programme Parméeli, François Fuchs vous propose cet article en partenariat avec le Bureau Technique de la Promotion Laitière (B.T.P.L.).

 

Les partenaires de PaRMEELI ont choisi de mettre en œuvre une méthode de type "Analyse de Cycle de Vie" qui permet d’évaluer les impacts environnementaux de la production d’un produit laitier en tenant compte de toutes les étapes nécessaires à sa fabrication, du sol de l’exploitation à la table du consommateur.


Doc. BTPL action Parméeli (publication Janvier 2010)

Le lien vers le document "Comprendre le bilan environnemental des filières laitières" : document à télécharger.

 

 

Les outils d’évaluation des impacts environnementaux de l’agriculture évoluent rapidement pour atteindre de nouveaux objectifs.
La quantification des consommations d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre devient une étape incontournable et parallèlement plusieurs tendances fortes peuvent être relevées. On distingue tout d’abord les outils qui se tournent vers l’analyse des processus ou des systèmes reposant sur un ensemble de processus (c’est le cas dans l’agro-alimentaire) avec une vocation à détecter les marges de progression, les économies à faire sur tel ou tel poste consommateur ou émetteur.
Viennent ensuite des outils dont le projet principal est d’ouvrir l’analyse d’un système (agricole ou industriel) en le replaçant dans son environnement économique, pour prendre en compte les impacts des activités en amont et en aval du système étudié. L’enjeu est davantage ici de situer les contributions de chacun des maillons d’une chaîne de consommateurs et d’émetteurs.
Dans la continuité de ces outils capables de "mettre en perspective", des tentatives d’aborder le territoire dans sa globalité sont à l’étude, avec l’ambition de sommer les impacts des activités qui s’y déroulent à partir d’un recensement des entités consommatrices et émettrices (le volet agricole pouvant être très détaillé).

 

Les méthodes d’Analyse de Cycle de Vie des produits et des services (ACV) tiennent un rôle central dans cet outillage de l’évaluation environnementale, en fixant un cap "global" au diagnostic et aux préconisations tout en restant parfaitement capables, au besoin, de décortiquer tel ou tel sous-système en autant de processus élémentaires pour hiérarchiser les sources d’impacts et les actions à mener.
 Avec cette faculté initiale à la polyvalence, l’ACV a suscité la mise au point de multiples versions simplifiées, y compris pour les filières agricoles et agro-alimentaires.
Ces dernières années elle a également marqué de son empreinte les innovations méthodologiques des différents outils d’analyse de l’efficacité énergétique ou du bilan des émissions de gaz à effet de serre élaborés au départ sur d’autres bases. Ces évolutions se sont ainsi traduites par un élargissement du périmètre de collecte des données et une acuité accrue pour additionner tous les impacts d’une chaîne d’activités.
De plus les approches centrées sur l’énergie et le carbone ont intégré de nouveaux critères, pour une évaluation simultanée des impacts sur l’eau (consommations) et les milieux aquatiques (rejets), le sol, les milieux terrestres et l’air...

 

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